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Les pans de Travassac perpétuent l’histoire des ardoisiers

Depuis vingt ans, les pans de Travas sac, près de Brive, perpétuent l’histoire des ardoisiers. Un site unique que le propriétaire Jean-François Bugeat a aménagé pour le partager avec le public. 

 


À chaque filon, un nom « qui permettait aux ardoisiers de les repérer », explique Jean-François, devant le filon de la Charbonelle, « dont la perce était appelée l’église ».? © photos E. Baïera 

Unique. Mais aussi étonnant, impressionnant. 

Depuis vingt ans exactement, les pans de Travassac plongent les visiteurs dans plus de 300 ans d'histoire. L'histoire d'un métier : ardoisier ; l'histoire d'un village : Travassac ; l'histoire d'une nature qui a façonné un paysage grandiose : des pans verticaux vertigineux.

Des histoires intimement liées qu'un homme a souhaité perpétuer. Et pas n'importe quel homme. Jean-François Bugeat, un enfant du pays. « Depuis 1802, notre famille est installée dans le village. On n'était pas propriétaire de la carrière, mais on a toujours travaillé là-dedans. Quand j'ai repris les ardoisières, en 1989, j'ai redécouvert ce site des pans, qui n'était plus exploité depuis la fin des années 1950 ».

Un témoignage et la trace de tous les ardoisiers de Travassac que Jean-François Bugeat ne voulait pas laisser perdre. « J'ai eu envie de réunir l'attrait de ce site surprenant aux dimensions hors du commun et celui du métier d'ardoisier. Sachant qu'aujourd'hui encore, on travaille avec les mêmes méthodes, les mêmes outils et les mêmes techniques ». Au fil d'une visite d'1 h 30 environ sur trois hectares aménagés, « ceux qui aiment la nature, les sensations, les vieux métiers, la géologie » en prenne plein les yeux et les oreilles.

« À l'origine, ici, c'était une colline entièrement remplie. Les gens sont descendus à l'intérieur de chacun des sept filons principaux de Travassac et ont laissé ces parois de pierre qui ressemble à de l'ardoise, mais qui n'en est pas : c'est de la quartzite », explique Jean-François Bugeat.

Et lorsque le regard se porte vers le bas, il lui arrive de trouver de l'eau : « Au commencement de l'exploitation, les gens sont allés jusqu'à l'eau, mais pas trop profond, car avec des treuils à manivelle, il était difficile de sortir de gros blocs. Mais au début du XX e siècle, l'électricité est arrivée, permettant l'installation de pompes à eau et de treuils plus puissants. Dans des écrits, on a retrouvé cette phrase explicite : "L'électricité c'est formidable, ça peut lever 500 kg". 

Le village et la carrière, deux vies intimement liées 

Quant aux trous formés dans les parois, « ce sont des perces. Un lieu d'extraction ne permettait d'alimenter qu'une vingtaine d'ouvriers en pierre. Il fallait donc plusieurs lieux d'exploitation en même temps ; ces perces servaient à passer des rails pour amener, avec des wagonnets, la pierre jusque dans les chantiers où les gars travaillaient ».

Des chantiers comme celui reconstitué et animé par les ouvriers de la carrière et disposé sur le parcours de la visite. « Quand je travaillais tout seul à la carrière, avec un marteau, un burin, assis par terre et entouré de morceaux de pierre, ça intriguait les gens ; des groupes se constituaient et je leur expliquais mon métier. Aujourd'hui, nous sommes les derniers et les seuls en France à faire ça. Il me paraît important que les ardoisiers puissent partager ce savoir-faire avec le public ». Des visiteurs au fil des ans de plus en plus nombreux à « entrer dans la légende de l'ardoise ». 

La visite se décline en trois parties : une partie guidée à la découverte des filons ; un chantier reconstitué avec des cabanes en paille où les ouvriers de la carrière, comme Kévin, expliquent leur savoir-faire et les gestes ancestraux ; la visite libre du musée logé dans un ancien atelier, où l'histoire des ardoisières est contée. 

Nuances 

Vert, ocre, jaune, bleu, gris… Selon l'heure, l'humidité ou les saisons, les couleurs changent dans ce cadre où minéral et végétal se marient harmonieusement.

Source : www.lamonragne.fr - V. Fillâtre - Août 2017

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